HMI

A l’âge de 7 ans, HMI reçoit l’approbation de son professeur et de ses copains de classe faisant de lui « le bon dessinateur ». Il recopiait alors à sa manière des dessins et bandes dessinées. En 3ème primaire, celui-ci peint sa première toile à la gouache. Cette toile sera exposée pendant 20 ans à l’école de l'Institut Sainte-Marie à Schaerbeek. A partir de là, son envie et sa passion pour le dessin ne le quitteront plus.

En parallèle de son cursus classique (de 1984 à 1988), HMI suit des cours de dessin à l'école France Fisher à Schaerbeek. Pendant quatre ans, il acquiert donc les différentes techniques de dessins et de matières. Il s'agissait pour lui de suivre des cours ayant attrait à la technique de croquis au fusain et au crayon en plus des cours sur l’observation des natures mortes, de la gouache, de la peinture à l’huile, des fusains et des différentes textures, couleurs et techniques. A cette période, Fouad trouve alors un soutien immodéré par le biais de son père qui, malgré la réalité difficile du monde artistique, n'hésite pas à l'encourager dans ses choix. Il apprend ainsi la sérigraphie et les différentes techniques d’impression. HMI continue des cours de peintures et perfectionne en même temps sa technique de peinture à l’huile.

De plus, toujours avide de connaissances, Fouad suit des cours à l’académie de St-Josse en plus d'autres cours de graphisme et de pub. Son parcours académique fait alors de lui quelqu'un empreint d'influences originales et alternatives nourri d'une suite d’aventures autour de l’art et du dessin. Sa spécialisation se poursuit dans la sérigraphie mais sa passion se porte essentiellement sur la peinture et la création. Sa vie professionnelle démarre néanmoins sur une fausse note puisqu'il quitte l’école et se retrouve au chômage. Il décide alors d’être animateur culturel pendant dix ans (de 1994 à 2004) tout en poursuivant en parallèle sa passion. Le code de la débrouille devient son second pseudo. Il va alors parcourir les rues et les différents quartiers de Bruxelles pour forger sa réputation et son art. C'est surtout aux travers du travail social que sa fibre d’artiste et sa sensibilité à l’art urbain se feront ressentir. En toute logique, il prend contact avec le label Souterrain en 1999 et découvre progressivement les membres du label jusqu'à officialiser son statut d'artiste au sein de ce collectif. Dès lors, HMI et les autres graffeurs collaborent sur de nombreuses fresques en Belgique mais aussi à l'étranger (Maroc, Allemagne, Italie, France). Il ne perd pas de vue ses premiers amours que sont la peinture et la calligraphie et c'est ainsi que ses collaborations sur des projets de décoration d’intérieur, sculptures et autres disciplines se poursuivent. Au fur et à mesure de ce parcours, HMI améliore sa technique autour des bombes de graff et devient le portraitiste incontournable du crew CNN. Il reste d'ailleurs un des rares portraitistes de talent en Belgique. En 2005, Souterrain fête ses dix ans d'activités artistiques au travers d'une soirée de concerts au Botanique mais également par l'entremise d'une exposition de trois semaines autour des artistes graffeurs. Les artistes sont alors mis en avant et reflètent le potentiel de chacun. Il continua son travail artistique en Belgique et à l’étranger avec entre autres: Exposition Délit2Fuite (Belgique), Festival Festa2H (Sénégal), Festival Matissa (Maroc), Festival Theater aan Zee (Belgique), Fresque dans le studio d’IAM (France), Diverses fresques à l'Espace Magh (Centre Culturel maghrébin), Festival méditerranéen au botanique avec le portrait de Youssef Chahine (cinéaste égyptien), Festival'aids au Botanique et Deux participations aux Fêtes Romanes à Woluwé.

En 2011, il expose au KVS 39 portraits de personnalités qui l’ont influencé. Une consécration personnelle et une reconnaissance de son travail artistique voient le jour. Son sens de la caricature est remarqué par le journal « La Capitale » qui l’invite à créer des dessins pour une rétrospective de l’année 2011. Autodidacte, HMI explore sans cesse de nouveaux thèmes et de nouvelles techniques. « Mon art reflète aujourd’hui ce que je suis en tant qu’homme, en tant que fils, en tant que père, avec toujours cette notion du beau. [...] En ce qui concerne les concepts, je laisse les gens se faire leur idée et retirer de mes toiles ce qu’ils y trouvent... »

Discipline : Graffiti

site : www.prohibe.org

Booking : BOOKINGZ N QUEENZ